L’artiste Juan Garaizabal investit la place du Louvre à Paris avec trois sculptures monumentales

Trois sculptures appartenant à la série Urban Memory of the Lost Tuileries de l’artiste espagnol Juan Garaizabal sont installées depuis le 3 juin et jusqu’à la fin du mois de juillet 2021 place du Louvre à Paris.

Regroupant la façade mythique du Musée du Louvre, la très belle Mairie du 1er arrondissement, l’imposant Beffroi, ainsi que la superbe Église de Saint-Germain l’Auxerrois, cette place historique constitue un emplacement d’accueil idéal pour ses sculptures monumentales.

Pour cette exposition sur laquelle l’artiste travaille depuis 2008 et conçue comme un hommage à l’ancien palais des Tuileries, monument emblématique de l’histoire de France construit en 1564 sous l’impulsion de Catherine de Médicis et détruit en 1883, Juan Garaizabal réalise trois sculptures interactives retraçant le lien entre hier et aujourd’hui. Durant deux mois, le public peut admirer un premier ensemble composé de grands vases porteurs de plantes en référence aux jardins, un second ensemble comportant le cadran d’une horloge, en mémoire du pavillon de l’Horloge, élément central dans l’histoire du palais ; et un troisième ensemble orné de lampes en référence aux éléments de mobilier du palais.

« Toute ville offre une multitude d’histoires qui coexistent, s’entrecroisent ou s’entrechoquent. J’emmène le tout dans mon atelier pour y réfléchir, construire une œuvre et l’installer ensuite dans un lieu emblématique. »

Juan Garaizabal est l’un des artistes espagnols les plus connus dans le monde entier. Voyageur dans l’âme, c’est avec ses sculptures souvent monumentales, les Memorias Urbanas (Mémoires urbaines) qu’il s’est fait connaître. Érigées dans des sites emblématiques, ses sculptures visent à créer des monuments à partir de la mémoire. Garaizabal recherche les éléments les plus significatifs de l’histoire d’une ville afin d’y faire ressurgir des architectures disparues mais porteuses d’histoires. Pour y parvenir, Garaizabal utilise le langage du dessin, qu’il a étudié pendant son adolescence à l’Académie de sa ville natale, Madrid. Puis, à l’aide de matériaux peu coûteux et de diverses techniques qu’il a apprises au fil du temps : le forgeage, la maçonnerie, la menuiserie, ses dessins prennent la forme de sculptures s’érigeant dans l’air. Ces dernières acquièrent une présence toute singulière.

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Photos : © Roberto Battistini


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