À la recherche du vide qui prend forme, focus sur l’artiste designer Falcone

Falcone, de son vrai nom Mathias Chetrit, est depuis toujours passionné par l’art optique et cinétique. Et pour cause, il est le petit-fils de Jean Cherqui, spécialiste et grand collectionneur d’art cinétique et d’art abstrait géométrique, qui a également créé la Fondation Cherqui à Aubervilliers que nous vous avons présenté il y a peu (pour retrouver l’article, cliquez ici).

« L’art optique et cinétique est un courant artistique tourné vers le futur, qui utilise des technologies modernes pour surprendre, et étonner. La lumière, le miroir, et l’illusion d’optique sont devenus mon langage. Créer est pour moi un partage ; le partage d’une passion, d’une sensibilité, d’un espoir. » Mathias Chetrit

Le travail de Falcone s’inspire de l’héritage Latino américains du milieu du XXeme siècle, notamment Carmelo Arden Quin ou Kosice mais aussi Julio Le Parc et Jesus Rafael Soto. Des artistes pleins d’espérance, qui ont fui la dictature où ils vivaient, à la recherche d’une terre d’accueil. Un eldorado où ils pourraient vivre librement et s’exprimer. Paris leur a ouvert ses bras. Paris, ville des lumières et des Beaux arts. Un musée à ciel ouvert, dont on ne s’habitue jamais à la beauté.

Poursuivant donc l’esthétique du Mouvement du XXe siècle avec ses propres méthodes pour questionner comment la technologie peut encore parvenir au mécanisme d’interprétation, Falcone vit l’art pour ce qu’il est et rien d’autre. Il utilise la technique des jeux d’optique et la structure de l’abstraction lumino-cinétique pour explorer en profondeur la nature des opportunités, des coïncidences et des changements du regard face à une oeuvre d’art.

Un trou infini est une forme qui revient comme un leitmotiv dans sa création artistique. Ses oeuvres font penser aux trous noirs de l’univers énigmatiques mais dynamiques et vivants traversant l’espace-temps. L’artiste travaille beaucoup avec des néons, des LEDs, du verre et du plexiglas qu’il utilise comme un langage esthétique créant un infini envoûtement hors de tous repères spatio-temporelle. L’exercice de mise en abîme dans ses oeuvres fait travailler l’oeil du spectateur.

À la frontière entre art et design, les oeuvres de Falcone sont un jeu de symétrie, de lumière, de miroir et d’infini et ces milliers de pointillés qui les composent offrent un aspect presque moléculaire à son travail. Il positionne ses créations entre expérience et œuvre contemplative.

Falcone est représenté par la Galerie Mickael Marciano. Sa dernière grande exposition Infinities Hexagons s’est tenue à l’Hôtel Plaza Athénée de Paris, en 2018.

Nous vous proposons un florilège de ses créations en images, laissez-vous projeter dans ses abysses de points lumineux !

En savoir plus sur Falcone


Galerie


Laisser un commentaire